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Publié par Vanessa Lepeu



Par Vanessa Lepeu



Dans le cadre de cette délégation, je me propose de vous apporter un témoignage, celui d’un magistrat ayant pris son premier poste en septembre 2005, soit il y a six mois, en tant que juge d’instruction.


Avant d’évoquer la formation des magistrats, les conditions de la prise de poste et les premières difficultés rencontrées, les raisons pour lesquelles, après la période de formation générale à l’E.N.M., j’ai choisi d’être juge d’instruction.


Je m’étais sentie attirée par cette fonction en raison de son côté dynamique, actif. Il s’agit d’une fonction combinant l’urgence, le temps réel, et un travail de fond, dans la durée. Le côté humain m’attirait également beaucoup, dans la mesure où le juge d’instruction est en contact direct avec les personnes mises en cause, les parties civiles, mais aussi avec les enquêteurs, experts, avocats. Point de convergence, le juge d’instruction est à la fois celui qui donne l’impulsion et centralise l’enquête. Cette fonction est aussi une de celles où les fruits de notre travail sont constatés au jour le jour : les enquêtes avancent, évoluent, se terminent, d’autres apparaissent. Aucun jour ne ressemble à un autre, aucune audition ne ressemble à une autre. En pratique, les futurs magistrats choisissent également leurs postes en fonction d’un critère géographique, souvent pour des raisons personnelles. En ce qui me concerne, le poste de juge d’instruction à Senlis me permettait de  trouver un juste équilibre entre mon choix professionnel et ma vie familiale.


Il est évident que les responsabilités inhérentes à ce poste n’ont pas rendu ce choix facile. Pourtant, choisir cette fonction à la sortie de l’école m’a permis de bénéficier d’une formation spécifique de cinq mois pour m’y préparer, au lieu d’une semaine seulement en cours de carrière. Je savais également que cette fonction serait très prenante, tant d’un point de vue de l’emploi du temps que psychologiquement. J’ai envisagé ma jeunesse comme un gage de dynamisme, de disponibilité. Ma formation récente me permettait d’être au fait des dernières réformes. Je me suis sentie prête à m’adapter, à me remettre en cause.




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