Ecrire Mazan (Bibliographie)
Innombrables sont les articles publiés après le procès dit « des viols de Mazan » (1) ayant impliqué en fin d’année 2024 un mari qui, après avoir fait ingurgiter en cachette des somnifères à sa femme, faisait venir chez lui des hommes contactés par internet qui avaient avec elle des relations sexuelles pendant qu’elle dormait. Le mari et la quasi-totalité des hommes poursuivis sont aujourd’hui définitivement condamnés.
Elise COSTA est une chroniqueuse judiciaire dont l’un des livres, « Les nuits que l’on choisit », a été présenté sur ce blog (lire ici) (2)
Après ce long procès, elle a écrit un nouveau livre intitulé : « ECRIRE MAZAN » (page éditeur)
Sur la page de l’éditeur le livre est présenté de la façon suivante :
« Le 2 novembre 2020, Gisèle Pélicot voit les ténèbres s’abattre sur elle. Elle apprend que son mari est accusé de l’avoir droguée pour la faire violer par des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan. Quatre ans plus tard s’ouvre le procès dit « des viols de Mazan ». Durant quatre mois, 51 hommes y sont jugés pour viols aggravés.
Écrire Mazan raconte ce procès historique et son hors-champ. Plus de 165 médias se sont accrédités auprès du tribunal judiciaire d’Avignon. Tous les détails de cette affaire ont parcouru les chaînes d’information et les journaux. Comment raconter ces faits ? Comment écrire la complexité des débats et des rapports humains ?
Après Les Nuits que l’on choisit, la chroniqueuse judiciaire Élise Costa ouvre son carnet d’observation et montre la mécanique du récit en regard de ses articles aussi publiés sur Slate.fr. »
Ce n’est pas un livre ordinaire sur un procès médiatique. Loin de là, et pour plusieurs raisons.
Le livre est parsemé de dessins qui peuvent représenter aussi bien une carte de presse que des banderoles collées sur des murs en passant par des tickets de caisse et une chambre d’hôtel.
Elise Costa ne raconte par uniquement des moments du procès. On la suit depuis la décision d’y assister, et on la voit entrer dans une papeterie choisir ses carnets de notes, réfléchir, hésiter, rencontrer et dialoguer.
La présentation est originale puisque sur les pages de droite il y a ses articles très documentés sur l’affaire, écrits dans un style qui nous emporte et nous empêche de décrocher, et sur les pages de gauche une multitude d’autres choses : des notes manuscrites, ses questionnements sur les thèmes à aborder et comment bâtir un article, son analyse de ce qu’elle entend à l’audience ou en dehors, les choix et les raisons de publier ou pas les noms de tous les accusés, la façon dont les journalistes ont vécu le procès etc... et les dessins.
Le livre, au-delà du procès, est aussi le fruit de rencontres avec certains des protagonistes mais aussi leurs proches. Ce qui apporte des éléments qui vont bien au-delà des seuls faits commis.
Les chapitres s’appellent : « Gisèle Pélicot », « L’enquête », « La déflagration », « Au nom du peuple français », « Un champ de ruines », « Dominique Pélicot ».
Tout ceci en fait un livre original, unique, et passionnant, qu’une fois ouvert on a bien du mal à refermer.
Un vrai régal du début à la fin.
1. Du nom du village dans lequel les faits se sont déroulés.
2. Elle propose ces articles sur les procès, et bien d'autres choses autour, sur son blog intitulé "La lumière allumée" et sous-titré "au bureau d'Elise Costa". Sur abonnement (blog ici)
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