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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 19:59
Par Michel Huyette


  Au journal télévisé de France 2 ce midi (5 janvier 2010), deux hommes ont été présentés.

  L'un, ancien gendarme, a créé une association d'aide à la réinsertion des adolescents en grande difficulté et qui ont dérapé vers la délinquance, les Voiles écarlates, dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

  L'objet du reportage était de faire un bilan du devenir des jeunes montrés dans une précédente émission. Cela a permis de vérifier, si besoin était, combien ce genre de structure, de projet (séjour en bateau et travail pour les collectivités pendant les escales), et d'encadrement  (mélange d'autorité compréhensive et de soutien affectueux) permet de faire parfois des miracles avec des jeunes pourtant catalogués au départ comme irrécupérables.

  L'autre, ne supportant plus de voir l'errance professionnelle de certains jeunes adultes, a créé une entreprise de réinsertion (fabrication de palettes) qui leur est entièrement réservée, l'a développée en France et à l'international, et a ainsi permis à de nombreux individus un temps exclus socialement de s'insérer durablement dans le monde du travail.


  Ce qui transparaissait surtout du reportage, c'était dans les yeux et les paroles de ces deux hommes leur profonde tendresse pour ceux à qui ils avaient décidé de consacrer leur temps.

  On voyait dans le regard du capitaine du navire le bonheur de voir revenir pour lui dire bonjour un des jeunes précédemment confié et avec qui la cohabitation avait été au départ bien rugueuse.

  On sentait dans les bonjour du matin de cet entrepreneur, qui n'hésitait pas à embrasser certains de ses salariés, tout son plaisir d'être à leur côté et de les encourager.


  Ces hommes ne seront sans doute pas sur les listes des nouveaux médaillés établies chaque début d'année. Ils ne seront peut-être pas reçus dans les palais de la République.

  Mais cela leur est probablement indifférent, car leur seule passion semble être ce lien unique entretenu avec ceux qui croisent leur chemin. Et la plus grande des récompenses, ils la trouvent  certainement dans la poignée de main au moment du départ de ceux qu'ils ont côtoyé et qui, grâce à eux, ont redressé la tête.


  Les héros véritables n'ont besoin de rien d'autre.






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