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Guide de la protection judiciaire de l'enfant

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Publié par Parolesdejuges

 

 

  Parfois, certains petits livres qui pourraient passer inaperçus renferment des trésors.

  C'est le cas du livre écrit par Odile Barral et publié aux éditions Erès (leur site), et qui est intitulé : "Des enfants otages dans les conflits des adultes"


Barral

  Odile Barral, magistrate, a été juge d'application des peines et juge des enfants.

  Elle a fait le choix original de nous présenter, à partir d'histoires vraies mais racontées du côté des enfants, le parcours de quelques uns d'entre eux qui ont été entourés et envahis par la souffrance d'adultes incapables, à cause de leurs propres préoccupations, de prêter attention à ces enfants.

  Elle raconte ces histoires à hauteur d'enfants en nous montrant, par ce biais et sans aucun autre commentaire, à quel point les enfants sont parfois prisonniers des conflits et des déchirures des adultes.

  Comme souvent, la description de la réalité nous en dit plus que bien des analyses théoriques savantes (cf. ici, ici et ici).

 
  Ce livre, à travers l'histoire de six enfants, nous invite à être attentifs à ce que vivent les plus jeunes qui, à cause des aléas de leur environnement, sont parfois emportés là où ils ne voudraient pas aller.

  De même qu'à réfléchir à l'aveuglement des adultes quand ils traversent des difficultés telles qu'ils ne sont plus capables d'écouter les enfants qu'ils côtoient. Et leur font parfois tant de mal tout en prétendant vouloir leur bien.


  Un livre intelligent, émouvant, et qui nous concerne tous.

 

 

 

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sandrine 18/03/2013 10:56


Certes, mais je parle du point de vue de l'enfant que j'ai été. Mon parcours personnel me permet de dire que les années volées par un parent trop possessif, qui s'estime seul capable, ne permet
pas de se construire correctement. Empêcher l'enfant de nouer ses propres liens avec l'autre parent est insupportable et marque à jamais l'enfant devenu adulte, même après des années de thérapie.
Le chantage au suicide ou les opérations médiatiques sont une chose peut-être critiquable, peut-être nécessaire, mais, d'une manière générale, le fait de savoir que l'autre parent s'est battu est
très réconfortant pour l'enfant. Quand l'autre parent abandonne, le parent aliénant dit : "tu vois, je te l'avais bien dit, il n'y a que moi qui compte" : et là, c'est la fin de tout ou le début
de la déconstruction pour l'enfant ! Surtout que très souvent le parent aliénant se sera servi de son enfant comme d'un véritable petit soldat pour détruire le parent aliéné.

Dr. Ivana Fulli 11/03/2013 10:26


@sandrine. La justice ne peut faire de miracle -et les services du quai d'orsay non plus quand un(e) citoyen prend le risque d'avoir des enfants avec une personne étrangère (ou bi-nationale ou
d'origine étrangère avec des attaches fortes dans le pays d'origine de sa famille) qui est susceptible, toujours, de retourner dans son pays d'origine en cas de difficultés conjugales. Quand un
couple parental ne partage  pas les mêmes conceptions des rôles respectifs auprès de l'enfant de la mère et du père ou que des problèmes d'argent et de logement et/ou de trahison les
opposent, il est malheuresement à déplorer que les avocats bien rarement jouent leur rôle de conseil légaux. Souvent, les avocats enveniment la situation par des tentatives d'escroquerie au
jugement qui deviennent des escoquerie au jugement qui, par définition ne rapprochent pas les parents...


Certes quand les femmes n'étaient pas les égales des hommes la situation était bien plus facile: le père décidait pour les enfants reconnus (et en France au XIX éme siécle pouvait laisser mourir
de faim les fruits des amours ancillaires car la reconnaissance de paternité n'y était pas admise contrairement à la GB).


Aussi difficiles que soient les conflits de garde des enfants et injustes "les enfants faits dans le dos du père", il faut garder présente la notion des progrès accomplis et refuser les chantages
au suicide très médiatisés des " escaladeurs de grues, de monuments et de ponts " organisés par le  mouvement masculiniste qui se propose de mettre la justice en ordre de marche par la
reconnaissance de la suprématie du père.

sandrine 06/03/2013 10:38


D'accord avec Dr. Ivana Fulli,


Il me semble dangereux de renvoyer les parents dos à dos et de regrouper tous les conflits autour de l'enfant après divorce ou séparation sous la même bannière : adultes immatures incapables de
s'entendre. Cela consisterait à nier les cas fréquents où, seul, un des deux parents a un comportement critiquable au regard de ce que l'on considère comme étant l'intérêt de l'enfant (dans
l'état actuel de notre droit). Dans ce cas, l'autre parent n'a d'autre choix que de se tourner vers la justice. Il pourrait choisir de ne rien faire, de ne rien dire, de ne rien demander, mais il
me semble qu'il se montrerait démissionnaire à un moment crucial où l'enfant a particulièrement besoin de lui. Je pense, par exemple, aux nombreux cas d'aliénation parentale et au parcours du
combattant du parent aliéné pour simplement être parent.

Dr. Ivana Fulli 05/03/2013 11:53


M Thiers,


Je pensais que le "volens nolens" était imposé par les juges dans ces situations de conflit autour de la garde d'un enfant.


Je suis beaucoup moins pessimiste que vous quant aux possibilités de résolution des conflits mais je suis certaine que dans bien des cas des avocats peu diligents et incompétents les attisent
grandement.


Vous avez raison de signaler que les couples lesbiens peuvent être des lieux de grande violence mais vous devriez préciser que , comme dans les couples hétérosexuels, la règle -souffrant des
exceptions- est qu'un des partenaires du couple est  harcelée moralement et souvent battue par l'autre et/ou victime de viols très douloureux. Il appartient aux juge de chercher à comprendre
s'il s'agit d'un couple pathologique avec violences habituelles et anciennes dont le divorce avec un "nolens volens" bien clair du juge est la solution pour protéger l'enfant et le partenaire
victime de violence ou pas.


 


Les magistrats français ont besoin d'être informés

jean marie thiers 03/03/2013 09:39


Et il restera à décrire les enfants otages des couples nouveaux. Pour avoir vu les quelques décisions qui révélaient l'acharnement féroce entre deux femmes pour la simple visite de l'enfant,
alors que la figure du père, homme honni, n'entrait pas en ligne de compte, on peut penser que l'avenir ne s'annonce pas radieux.Quelques décisions concernant les grands-parents mettent
en lumière le caractère transgénérationnel des conflits et leur acharnement. Il n'y a aucun conseil à donner aux adultes, aucune leçon à leur administrer ; quand ils ont décidé, volens nolens de
s'enférocer, rien ne peut les distraire.