Paroles de juges
Par Michel Huyette
Il y a quelques semaines, un visiteur du blog notait en commentaire, sous une des chroniques tchadiennes
de Patrice de Charette, combien il pouvait parfois sembler étrange de discuter de détails juridiques dans notre pays alors qu'il existe des injustices beaucoup plus criantes dans
d'autres.
Il s'agit bien là d'une interrogation permanente. Il est possible en effet de se demander si, parfois,
nous ne poussons pas trop loin les exigences, en termes de droits de l'homme, au risque de laisser l'essentiel de côté. Mais faut-il aller forcément dans des pays lointains pour faire un tel
constat ?
Deux informations publiées aujourd'hui peuvent laisser perplexe.
Un organisme caritatif vient de publier un rapport (document ici) pour souligner que, dans le pays dans lequel il travaille, la situation des plus pauvres devient de plus en plus alarmante. Et
d'ajouter : "On est proche du scandale de laisser autant de gens avec si peu".
Il n'empêche que tout n'est pas si noir. Car dans le même pays, un haut dirigeant d'une grande
entreprise, par le biais de stock-options achetées puis vendues en 24 heures, a réalisé pour lui seul un bénéfice financier de 18 millions d'euros. Sans que cela ne corresponde à aucune
prestation de travail. Juste par le moyen d'une opération boursière réalisée en quelques heures.
Cette somme correspond à environ 1.400 années du salaire minimal de ce pays.
C'est ce matin. C'est en France.
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